Les règles d’accord du participe passé avec l’auxiliaire Être
Avec l’auxiliaire Être, la règle est limpide : c’est l’harmonie totale. Le participe passé fonctionne comme un véritable adjectif qualificatif.
1. Le Principe Fondamental
Dès que vous voyez l’auxiliaire ÊTRE dans une phrase, un mécanisme d’accord obligatoire se déclenche. Le participe passé ne peut pas rester neutre : il doit porter les marques du Sujet.
La Règle d’Or
Le participe passé employé avec l’auxiliaire Être s’accorde en genre (féminin/masculin) et en nombre (singulier/pluriel) avec le Sujet du verbe.
2. Les 4 Cas de Figure
Imaginez que le participe passé est un caméléon qui prend la couleur du sujet. Voici les marques à ajouter à la fin du mot :
Il est parti_
(Base neutre, on n’ajoute rien)Elle est partie
(On ajoute un e)Ils sont partis
(On ajoute un s)Elles sont parties
(On ajoute es)3. Pourquoi fait-on ça ?
Parce qu’avec « Être », le participe passé décrit l’état du sujet.
Quand on dit « Elle est tombée », « tombée » est une caractéristique d’Elle. C’est exactement comme dire « Elle est grande« .
Le Cas du « On »
Le pronom « On » est singulier grammaticalement (comme Il), mais il désigne souvent « Nous ».
- Langage formel : On est parti. (Neutre)
- Langage courant (si On = Nous) : On est partis. (Toléré et logique).
Écoutez les liaisons :
À l’écrit, l’accord est visible. À l’oral, il est souvent muet, sauf en cas de liaison.
Elles sont allées. (On n’entend pas le ‘es’).